La prime de précarité — officiellement indemnité de fin de contrat — est versée au salarié à l'expiration d'un CDD non suivi d'un CDI chez le même employeur. Son montant est de 10% de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat (6% si un accord de branche le prévoit en contrepartie d'un accès à la formation). Elle est versée avec le dernier salaire et figure sur le solde de tout compte.
Calcul de la prime de précarité
| Durée du CDD | Salaire brut mensuel | Rémunération brute totale | Prime de précarité (10%) |
|---|---|---|---|
| 3 mois | 2 000 € | 6 000 € | 600 € |
| 6 mois | 2 500 € | 15 000 € | 1 500 € |
| 12 mois | 3 000 € | 36 000 € | 3 600 € |
| 18 mois | 3 500 € | 63 000 € | 6 300 € |
Les exceptions à la prime de précarité
- Le CDD est suivi d'un CDI chez le même employeur (pas de prime due)
- Rupture anticipée du CDD à l'initiative du salarié ou pour faute grave
- Contrats saisonniers et contrats d'usage (secteurs listés par décret)
- CDD conclus dans le cadre de la politique de l'emploi (CUI-CAE, emplois d'avenir)
- CDD conclus avec des jeunes pendant les vacances scolaires ou universitaires
- Refus par le salarié d'un CDI proposé pour le même emploi ou un emploi similaire
La prime de précarité est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu. Elle entre dans le calcul du salaire de référence pour l'ARE (allocation chômage). Si votre employeur « oublie » de la verser, réclamez-la par écrit — la prescription est de 3 ans. La prime s'applique aussi aux renouvellements de CDD : le calcul porte sur la totalité de la rémunération perçue, renouvellements inclus.