Droit du travail

Abandon de poste : conséquences, présomption de démission et chômage en 2026

Abandon de poste : conséquences, présomption de démission et chômage en 2026

Depuis la loi du 21 décembre 2022, l'abandon de poste vaut présomption de démission si le salarié ne reprend pas le travail dans un délai fixé par l'employeur (minimum 15 jours). Cette réforme majeure a changé la donne : avant 2023, l'abandon de poste menait généralement à un licenciement pour faute grave qui ouvrait droit au chômage. Désormais, la présomption de démission prive le salarié de l'ARE.

La procédure de présomption de démission

ÉtapeActionDélai
1Mise en demeure du salarié par LRARDès constatation de l'absence injustifiée
2Délai de reprise fixé dans la mise en demeureMinimum 15 jours calendaires
3Si pas de reprise ni de justificationPrésomption de démission acquise
4Rupture du contratDate de fin = expiration du délai

Les exceptions : quand l'abandon de poste ne vaut pas démission

  1. Le salarié justifie son absence par un motif légitime dans le délai : arrêt maladie, exercice du droit de retrait, droit de grève
  2. Le salarié invoque des raisons médicales (certificat médical)
  3. L'employeur ne respecte pas la procédure (pas de LRAR, délai insuffisant)
  4. Le salarié répond à la mise en demeure en contestant les faits
  5. L'abandon est la conséquence d'un manquement de l'employeur (harcèlement, non-paiement)
  6. Le salarié conteste la présomption devant les prud'hommes dans un délai de 12 mois

Questions fréquentes sur l'abandon de poste