La prime d'ancienneté est un complément de salaire versé en fonction de l'ancienneté du salarié dans l'entreprise. Contrairement à une idée reçue, elle n'est pas obligatoire par le Code du travail — elle résulte de votre convention collective, d'un accord d'entreprise ou d'un usage. Son montant varie considérablement selon les secteurs : de 3% du salaire minimum conventionnel après 3 ans (métallurgie) à 20% après 25 ans dans certaines conventions.
Prime d'ancienneté par convention collective
| Convention | Début | Progression | Maximum |
|---|---|---|---|
| Métallurgie (nouvelle) | 1% après 3 ans | +1% par an | 15% après 15 ans |
| Commerce de gros | 3% après 3 ans | +3% tous les 3 ans | 15% après 15 ans |
| BTP (ouvriers) | 3% après 3 ans | Variable | 15% après 15 ans |
| Syntec | Non prévue | — | — |
| HCR | Non prévue | — | — |
| Pharmacie d'officine | 3% après 3 ans | +3% tous les 3 ans | 15% après 15 ans |
Comment vérifier votre prime d'ancienneté
- Identifiez votre convention collective sur votre bulletin de paie (code IDCC)
- Recherchez la disposition sur la prime d'ancienneté dans le texte conventionnel (Légifrance)
- Calculez votre ancienneté exacte (date d'entrée dans l'entreprise, incluant les reprises d'ancienneté)
- Vérifiez la base de calcul : salaire minimum conventionnel de votre coefficient, pas votre salaire réel
- Comparez avec le montant figurant sur votre fiche de paie (ligne prime d'ancienneté)
- Si la prime est absente ou sous-évaluée, réclamez par écrit — rappel possible sur 3 ans